شعار الحركة الديمقراطية الاجتماعية

Mouvement Démocratique et Social

الحركة الديمقراطية الاجتماعية

Programme électoral 2026 — 2031

Traduction française du programme officiel publié en arabe. En cas de divergence, la version arabe fait foi.

Programme Électoral

Bureau Politique - Rabat

Ce programme représente une vision politique cohérente du Parti du Mouvement Démocratique et Social, émanant de principes clairs, à travers une approche de développement social visant à améliorer les conditions de vie des citoyennes et des citoyens, à ancrer les valeurs de la démocratie et de la justice sociale, et à proposer des alternatives stables et ambitieuses ainsi que des solutions réalistes applicables.

Premier axe : Le document politique du programme : Situation actuelle et opportunités nationales

  • Premièrement : L'école publique : garantir l'égalité des chances
  • Deuxièmement : La formation professionnelle : le chemin vers l'accès à un emploi stable et productif
  • Troisièmement : L'enseignement supérieur, la recherche scientifique et l'innovation : la confusion de la réforme
  • Quatrièmement : La situation de l'emploi
  • Cinquièmement : Le chômage des jeunes après la fin des études et de la formation
  • Sixièmement : La santé et la protection sociale
  • Septièmement : L'économie de la culture et de la création

Premièrement : La feuille de route stratégique

Le programme du Mouvement Démocratique et Social se fonde sur un cadre stratégique basé sur la Constitution du Royaume et les constantes nationales immuables. Il place au cœur de sa conception l'ambition de la nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré, tout en présentant ses idées et engagements en tenant pleinement compte des développements réalisés par la première cause nationale, s'inscrivant dans cette dynamique politiquement et concrètement, afin d'accompagner la nouvelle étape avec engagement et responsabilité.

Le programme exprime également les principes du parti, traduisant ses aspirations politiques, sociales et économiques, et lie avec réalisme et clarté les données de la réalité à des alternatives procédurales et politiques pratiques et réalisables, renforçant ainsi sa capacité à répondre aux défis et à formuler des solutions réalistes en phase avec les aspirations de la société.

Les principes et orientations du parti, qui adoptent les principes de la démocratie sociale comme référence fondamentale, en font un acteur clé au sein du cadre politique marocain et du paysage partisan de notre pays.

Deuxièmement : Les valeurs fondamentales

  • Respect de la loi ;
  • Participation politique constructive ;
  • Soutien à la cohésion et à la paix sociale ;
  • Renforcement du pluralisme partisan et politique.

Troisièmement : La vision sociale

  • Accent mis sur la justice sociale et l'égalité des chances ;
  • Arrêt des disparités spatiales concernant les opportunités de développement ;
  • Amélioration de la qualité des services publics ;
  • Soutien au pouvoir d'achat dans une vision durable ne dépendant pas de solutions temporaires et passagères ;
  • Investissement optimal dans le capital humain.

Quatrièmement : Méthodologie du programme

  • La vision des valeurs (loi, démocratie, droits, libertés) ;
  • Des mécanismes clairs de mesure et de suivi selon des critères objectifs révisables ;
  • Des mécanismes de mise en œuvre suivables et évaluables ;
  • Une vision intégrée entre les principes, le programme et les politiques publiques ;
  • Le lien entre la réalité nationale et les tendances mondiales ;
  • L'accent mis sur l'impact social et économique.

Cinquièmement : La qualité de la législation dépend de l'innovation de nouveaux mécanismes de mesure

Malgré les progrès réalisés par le bilan législatif et réglementaire via l'adoption, depuis le début de la précédente législature 2021-2026, d'un nombre important s'élevant à environ 800 textes légaux et réglementaires, dont la plupart sont des décrets d'application (environ 600), tandis que le reste constitue environ 100 lois, cela n'a pas dépassé le plafond des ambitions nationales et les attentes des citoyennes et citoyens envers l'action parlementaire, particulièrement en ce qui concerne la dimension sociale, la justice spatiale et la protection du pouvoir d'achat...

D'autre part, la domination gouvernementale persiste face à la limitation continue de l'initiative législative parlementaire des représentants de la nation, ce qui soulève de nombreuses questions sur l'approche participative au sein de l'institution parlementaire, et la question de l'équilibre entre les pouvoirs exécutif et législatif dans la production des règles juridiques, et fondamentalement, le problème lié aux capacités humaines et techniques de l'institution législative pour accomplir pleinement ses rôles.

De plus, la mesure de l'impact législatif sur la vie des citoyennes et des citoyens ne doit pas être interprétée selon une vision partisane étroite, ou même à partir des conceptions des partis composant le gouvernement ; il est impératif d'innover des mécanismes objectifs et neutres, capables de poser la mesure de l'impact à partir de méthodes précises ou de bénéficier des méthodes avancées reconnues mondialement.

La précédente législature a vu le report ou le blocage de l'adoption de plusieurs projets de lois, suite à des tensions et des affrontements avec différentes catégories de la société civile, exprimant l'exclusion et l'injustice dans la construction du système juridique qu'ils considèrent comme une atteinte à leurs droits et intérêts.

Par conséquent, le Parti du Mouvement Démocratique et Social propose l'implication effective et pratique des instances ou des catégories concernées par la législation selon des critères définissables, afin d'éviter le gaspillage du temps législatif d'une part, et de créer de nouveaux mécanismes pour rapprocher la législation de ceux qu'elle concerne dans un cadre de stabilité institutionnelle, en faveur d'une culture de participation et de consensus.

Sixièmement : Le contexte politique actuel

La scène politique marocaine se caractérise par le pluralisme et la diversité des forces politiques qui participent à la définition des politiques publiques, ce qui ouvre des opportunités pour notre parti afin d'affirmer sa vision et ses contributions au débat national, sans qu'il soit nécessaire de sous-estimer un autre parti. Relever les défis sociaux et économiques exige de redonner du prestige à l'action partisane et d'élever le niveau du discours politique. Cela ne pourra se réaliser sans une communauté partisane s'accordant sur les plafonds d'une concurrence loyale, et non sur ce que nous observons chez certaines élites politiques en termes de joutes verbales et d'accusations injustifiées, qui déprécient l'ensemble de l'action politique et font perdre au citoyen sa boussole de concentration sur les questions et les programmes essentiels. La situation s'aggrave lorsque la vie privée, familiale et l'intégrité financière des élites et des dirigeants politiques sont parfois touchées sans arguments ou preuves tangibles. Ces manifestations ne sont plus acceptables face aux attentes et aux contraintes objectives pour le développement et la prospérité du Maroc d'aujourd'hui.

C'est pourquoi, le parti du Mouvement Démocratique et Social propose la mise en place d'une charte d'éthique de la pratique partisane dans notre pays, afin de restaurer la confiance dans l'action politique et de construire une image qui redonne du prestige aux partis nationaux, ainsi que le respect qui leur est dû par les différents interlocuteurs.

Septièmement : La diplomatie parlementaire et partisane

Il a été prouvé, à travers différentes étapes de l'interaction du Royaume du Maroc avec son environnement régional et international, que la diplomatie parallèle, particulièrement celle partisane et parlementaire, n'est plus une question conjoncturelle ou un devoir que l'on peut traiter de manière occasionnelle ou selon le désir propre des acteurs. Elle s'est transformée en un devoir national indispensable pour le rayonnement du Royaume et le service de ses causes centrales, notamment la cause nationale, ainsi que les questions économiques, culturelles et civilisationnelles du Royaume. Cela nécessite une innovation dans les méthodes de travail et une coordination de cette action nationale complémentaire aux rôles fondamentaux et directs exercés par la diplomatie officielle.

C'est pourquoi, le parti du Mouvement Démocratique et Social propose l'adoption de mesures renforçant les rôles de la diplomatie partisane et de la diplomatie parlementaire, en créant de nouveaux mécanismes permettant une connaissance précise des dossiers des relations internationales du Maroc, et en améliorant la qualité de la contribution des partis et de l'institution législative dans l'exercice de leur plein rôle, en coordination étroite avec le secteur des affaires étrangères, en s'ouvrant sur les autres acteurs économiques, académiques et les représentations des Marocains du monde, et en renforçant la diplomatie économique et culturelle ainsi que la coopération internationale décentralisée. Ceci afin de contribuer à la diversification des partenariats économiques et politiques du Royaume, et d'œuvrer à la préservation du consensus national dans la protection des acquis de l'intégrité territoriale et le service des intérêts vitaux du pays.

Huitièmement : Position du parti au sein du paysage national actuel

Le parti du Mouvement Démocratique et Social a prouvé, tout au long de ses années de participation à la vie politique marocaine, qu'il possède une histoire valorisable pour la construction de programmes cohérents et convaincants, et pour le renforcement de sa capacité à contribuer au débat politique et à la gestion institutionnelle nationale à travers diverses expériences politiques, dont les plus importantes sont :

  • La représentation parlementaire continue qui a permis au parti de :
  • Participer au système démocratique et renforcer le débat public à son sujet ;
  • Contribuer, à travers une représentativité effective au sein de l'institution législative, à la production et à l'élaboration de la législation ;
  • Une présence électorale capable d'influencer ;
  • La contribution effective à la diplomatie parlementaire et partisane ;
  • Présenter l'expérience marocaine et expliquer les dossiers prioritaires, en tête desquels la question du Sahara marocain, aux interlocuteurs internationaux ;
  • L'obtention de reconnaissances internationales en appréciation des personnalités du parti et de leurs contributions.

Deuxième axe : Le milieu rural et les disparités spatiales

Premièrement : Les services de base et la justice spatiale

Deuxièmement : L'emploi, l'investissement et l'absence d'attractivité économique du milieu rural

Premièrement : Les services de base et la justice spatiale

Le milieu rural compte, selon les dernières statistiques officielles, 13,7 millions d'habitants, soit 37,2% de la population du Royaume. Cependant, il fait toujours face à des disparités dans l'accès aux services de base. La pauvreté multidimensionnelle atteint 13,1% en milieu rural, contre 3% en milieu urbain, tandis que des proportions importantes de ménages ruraux souffrent du raccordement au réseau d'eau potable, et qu'un nombre important d'entre eux dépendent d'alternatives dégradantes pour la dignité et nuisibles pour l'environnement pour l'évacuation des eaux usées. Cela confirme que le défi majeur réside dans la garantie de services publics de base, de proximité, équitables et de qualité.

C'est pourquoi, le parti du Mouvement Démocratique et Social propose l'adoption d'une politique intégrée de justice spatiale, en commençant par orienter l'investissement vers les zones les plus nécessiteuses, en accélérant la généralisation de l'eau, de l'assainissement et du raccordement numérique, et en rapprochant les services de base de la population, tout en réhabilitant les routes et les pistes et en désenclavant les douars, selon des priorités territoriales claires et à rentabilité sociale.

Deuxièmement : L'emploi, l'investissement et l'absence d'attractivité économique du milieu rural

La limitation des opportunités d'emploi et leur précarité demeurent parmi les principaux obstacles à l'attractivité du milieu rural. Le taux de sous-emploi a atteint 13,2% en 2025, contre 9,6% en milieu urbain. Le milieu rural a également enregistré la perte de 10 000 postes d'emploi au cours de la même année, par exemple. Ces données soulignent la nécessité d'une économie rurale plus diversifiée, investissant dans de nouveaux secteurs productifs et moins coûteux, ouvrant une marge supplémentaire à l'économie nationale et se reflétant positivement sur le développement rural.

C'est pourquoi, le parti du Mouvement Démocratique et Social propose de construire une économie rurale productive et diversifiée, en stimulant l'investissement local, en soutenant les entreprises et les coopératives, en valorisant les produits du terroir, en développant les industries agroalimentaires et de transformation, le tourisme rural et l'économie sociale et solidaire. Cela s'accompagnera de la facilitation de l'accès au financement, au foncier et aux marchés, en liant les incitations à l'investissement à la création d'emplois et de valeur ajoutée localement. L'objectif est de faire du monde rural un espace de vie, de production et d'investissement, ancrant ainsi la justice spatiale et faisant du développement un droit accessible au citoyen quel que soit son lieu de résidence.

Axe III : La dimension sociale et le développement

  • Premièrement : L'école publique : garantir l'égalité des chances
  • Deuxièmement : La formation professionnelle : la voie vers l'accès à un emploi stable et productif
  • Troisièmement : L'enseignement supérieur, la recherche scientifique et l'innovation : le désarroi de la réforme
  • Quatrièmement : La situation de l'emploi
  • Cinquièmement : Le chômage des jeunes après la fin des études et de la formation
  • Sixièmement : La santé et la protection sociale
  • Septièmement : L'économie de la culture et de la création

Premièrement : Le Maroc à une seule vitesse

L'ambition d'un Maroc à une seule vitesse exige de réduire les disparités spatiales comme priorité claire, au profit des villages, des montagnes, des zones frontalières et des quartiers marginaux, et de leur faire bénéficier de manière égale des services de base, tout en garantissant un niveau unifié de dignité et d'opportunités. Cela doit se faire en tenant compte des spécificités du territoire et de ses exigences, notamment en liant le financement à la réalisation, en contrôlant les indicateurs de qualité des services, les délais d'exécution des projets et en liant la responsabilité à la reddition des comptes.

Une volonté politique sincère de la part de la communauté politique de notre pays est devenue une question urgente qui ne souffre aucun report, aucune lenteur dans la prise de décision ou dispersion des responsabilités pour réussir l'ambition d'un développement spatial intégré, afin de réduire la distance entre le centre et la périphérie, et entre le droit et son bénéfice effectif.

Deuxièmement : La souveraineté hydrique, alimentaire et énergétique

La souveraineté hydrique

L'eau n'est plus seulement une question environnementale ou technique, mais elle est devenue une question de souveraineté nationale, particulièrement face aux changements climatiques et à la demande croissante en eau. Cela nécessite de passer d'une politique de gestion de crise à une politique proactive faisant de la sécurité hydrique une priorité permanente dans la planification et la gestion publique, garantissant la capacité à assurer les besoins essentiels quelles que soient les conditions climatiques et économiques.

Cette souveraineté exige un investissement massif dans le dessalement de l'eau de mer, l'entretien des réseaux de distribution et la réduction du taux de perte d'eau. Il convient également de mieux orienter l'agriculture vers les techniques d'irrigation économes, de lier l'exploitation des ressources hydriques au principe de durabilité et de protéger les nappes phréatiques et les bassins hydrauliques. Chaque dirham investi dans l'eau doit se traduire par une sécurité hydrique concrète, une justice dans la distribution et une protection pour l'avenir.

La souveraineté alimentaire

La souveraineté alimentaire fait partie intégrante de la souveraineté nationale, imposant de posséder une réelle capacité à produire une part essentielle des besoins des citoyens, de sécuriser les chaînes d'approvisionnement et de réduire la vulnérabilité du marché face aux fluctuations des prix et aux crises internationales. Cela impose de réhabiliter l'agriculteur en tant que partenaire de première ligne pour atteindre les objectifs de souveraineté alimentaire, en orientant les politiques publiques vers le soutien des petits et moyens agriculteurs, en facilitant leur accès au financement et aux techniques modernes, tout en protégeant les terres agricoles et en améliorant le stockage, les chaînes de froid et le transport.

Le traitement des dysfonctionnements liés à la hausse des prix supportée par le consommateur et dont le producteur ne bénéficie pas toujours nécessite une révision, à travers la réduction des intermédiaires non productifs, l'encouragement des coopératives, la modernisation du système des marchés de gros et le développement de la vente directe. Toutes ces mesures peuvent aider à réaliser l'équilibre entre l'intérêt de l'agriculteur et le pouvoir d'achat du citoyen.

La souveraineté énergétique

L'énergie représente le troisième maillon du système de souveraineté ; le coût élevé de l'énergie se répercute sur l'industrie, l'agriculture, le transport et les prix des produits et services. En revanche, la transition vers les énergies renouvelables offre l'opportunité de bâtir une économie plus indépendante et compétitive, en augmentant la production d'électricité avec une plus grande dépendance à l'énergie solaire et éolienne, et en construisant un système énergétique intégré incluant le stockage, la modernisation des réseaux de transport et de distribution, l'amélioration de l'efficacité énergétique, et l'encouragement des ménages et des entreprises à économiser la consommation. Il convient également de développer l'industrie nationale des équipements d'énergies renouvelables, tout en faisant bénéficier les secteurs productifs d'une énergie plus stable et en créant une culture de rationalisation de l'usage de l'énergie au sein des politiques industrielles, agricoles et urbaines.

Le Parti du Mouvement Démocratique et Social place la souveraineté de l'eau, de l'alimentation et de l'énergie au sein d'un projet politique intégré et non comme trois dossiers distincts. L'eau a besoin d'énergie, l'alimentation a besoin d'eau et d'énergie, et l'énergie elle-même nécessite des investissements, une industrie et des compétences nationales. Par conséquent, le véritable défi est de bâtir un système plus apte à protéger les ressources, une économie plus indépendante et un citoyen plus en sécurité dans ses besoins fondamentaux.

Troisième : Une économie forte créatrice d'emplois et de dignité

Une économie forte et capable se fonde sur la création d'opportunités d'emploi, l'amélioration du niveau de dignité sociale, et sur un modèle économique qui accroît la productivité, stimule l'investissement et renforce la compétitivité, tout en préservant le pouvoir d'achat et la stabilité de la classe moyenne. Le défi fondamental réside dans la réalisation de taux de croissance élevés, tout en garantissant la transformation de cette croissance en opportunités d'emploi et en un système économique plus juste.

La faiblesse de la capacité de certains secteurs à créer de la valeur ajoutée, l'augmentation des coûts d'investissement, la difficulté d'accès au financement pour les petites et moyennes entreprises, en plus du problème de la complexité de certaines procédures, sont autant de facteurs qui limitent l'expansion de l'investissement productif. Cela impacte directement la protection du pouvoir d'achat, car la hausse des prix en l'absence d'augmentation des salaires entraîne un recul de la consommation et un affaiblissement de la classe moyenne. Cela nécessite de toute urgence d'orienter l'investissement vers des secteurs à haute valeur ajoutée, tels que les services exportables, l'économie numérique et les énergies renouvelables, tout en facilitant l'accès des PME au financement et aux marchés, en poursuivant la simplification des procédures et la réduction des délais d'investissement, en plus du soutien aux catégories les plus touchées par le coût de la vie.

Quatrièmement : Santé et protection sociale « Santé de proximité 2031 »

Nous concevons, au sein de notre parti, que le reclassement des priorités du système de santé passe d'abord par l'importance accordée à la prévention et au dépistage précoce, étant donné qu'ils sont moins coûteux que le traitement des cas incurables et avancés, et qu'ils réduisent la pression sur les hôpitaux. Cela passe par la diffusion d'une nouvelle culture sociétale privilégiant les programmes réguliers de dépistage précoce du diabète, de l'hypertension artérielle, du cancer, de la vaccination, de la santé maternelle et infantile, de la santé mentale et de la sensibilisation nutritionnelle...

Nous proposons l'adoption d'un programme national intitulé « Santé de proximité 2031 », basé sur la définition d'un seuil national minimum de services devant être disponibles dans chaque collectivité territoriale, avec la mise à disposition d'équipes médicales et infirmières mobiles dans les zones rurales et enclavées, et le financement des centres de santé selon des indicateurs de rendement, le nombre de bénéficiaires, les délais de rendez-vous, les taux de vaccination, le dépistage précoce et le suivi des maladies chroniques.

Cinquièmement : Apprentissage tout au long de la vie et octroi de la seconde chance

Nous concevons, au sein de notre parti, que l'éducation est un parcours continu de renforcement des capacités et d'adaptation constante aux transformations économiques, technologiques et sociales. Partant de ce principe, l'apprentissage tout au long de la vie et l'octroi d'une seconde chance doivent passer du statut de principe social à celui de politique publique garantissant une école de qualité, une université plus flexible, une formation liée aux besoins du marché du travail et un droit effectif au retour à l'apprentissage.

D'autre part, l'université ne doit pas être perçue selon la logique d'une équation rigide (études, puis diplôme, puis travail). La flexibilité exige que l'université permette la mobilité entre les spécialités, la formation continue et la combinaison entre enseignement présentiel et numérique, tout en reconnaissant les compétences acquises hors du parcours académique traditionnel.

Pour accompagner toute réforme, il est impératif de :

  • Intégrer les stages pratiques et les projets professionnels dans la formation, et lier une partie de l'évaluation des programmes universitaires à des indicateurs clairs, tels que l'employabilité des lauréats et l'adéquation des compétences acquises avec les besoins des secteurs productifs ;
  • Créer des parcours flexibles au profit des décrocheurs scolaires et des travailleurs souhaitant changer de profession, combinant enseignement présentiel, numérique, formation professionnelle et orientation ;
  • Construire un système rendant l'éducation accessible à tout âge de la vie, liant le savoir à la compétence et au travail, et offrant une seconde chance à ceux qui ont trébuché.

Sixièmement : Transformation numérique et Intelligence Artificielle

La transformation numérique est devenue un levier pour la réorganisation de l'économie, de l'administration et des services publics, la réduction du coût des transactions, l'amélioration de la qualité de la décision, l'augmentation de la productivité et l'élargissement de l'accès aux services. Par conséquent, l'intégration de l'intelligence artificielle doit être orientée au service de l'humain, tout en garantissant la sécurité numérique, la protection des données et l'équité d'accès, en commençant par la numérisation des procédures papier jusqu'à la réingénierie des services dans un parcours simplifié et rapide, basé sur le principe de l'information fournie une seule fois.

En plus du développement de l'identité numérique et de l'adoption de services proactifs anticipant le besoin et répondant à la demande du citoyen, l'intelligence artificielle est susceptible d'aider au traitement des documents, à la détection des erreurs et à l'amélioration de l'allocation des ressources, mais la décision finale dans les domaines sensibles doit rester soumise à une révision humaine.

Les données étant devenues une ressource administrative, économique et stratégique, leur transformation en valeur ajoutée nécessite une infrastructure, des règles claires d'accès et de partage, et une protection stricte de la vie privée. Il convient donc de créer un environnement permettant aux entreprises et aux universités de développer des applications basées sur des données fiables, avec l'adoption de normes de transparence, de qualité des données et de cybersécurité.

L'intégration de la culture numérique et de l'intelligence artificielle dans l'éducation et la formation professionnelle est devenue nécessaire, avec des programmes de requalification des fonctionnaires et des employés pour leur permettre l'accompagnement technologique requis pour le fonctionnement de l'administration et des institutions.

Septièmement : L'État de droit, d'efficacité et de participation

Pour que la loi puisse remplir sa fonction et atteindre l'objectif de sa production, elle doit être claire, stable et applicable, garantissant l'égalité devant ceux auxquels elle s'adresse. De même, la force de l'administration se manifeste par la prestation du service approprié au moment opportun et au moindre coût, tout en mettant l'accent sur la simplification des procédures et l'innovation de formules pour impliquer le citoyen dans la prise de décision.

Par conséquent, nous concevons qu'il convient de réviser les textes redondants et obsolètes, de simplifier les procédures et de soumettre les nouvelles lois à une évaluation préalable de leur impact économique et social. Il faut également rendre le texte juridique compréhensible pour le citoyen, fixer des délais précis pour les procédures et réduire le pouvoir discrétionnaire, parfois injustifié, qui peut ouvrir la voie à des disparités d'interprétation et d'application.

En outre, une véritable réforme administrative nécessite l'adoption de contrats clairs au sein des administrations et des établissements publics, et la corrélation de l'évaluation des responsables administratifs à la qualité des services et aux résultats effectivement atteints. Cela doit s'accompagner d'une extension de la numérisation, de l'unification des bases de données et de l'adoption du principe d'échange d'informations entre les différentes administrations afin de dispenser le citoyen de présenter les mêmes documents plus d'une fois au profit de l'administration.

De même, l'efficacité de la justice exige l'accélération du traitement des affaires, l'extension des alternatives de règlement des litiges telles que la médiation et l'arbitrage, la simplification de l'accès à l'assistance judiciaire et le développement des services numériques des tribunaux, tout en garantissant l'indépendance de la justice et les droits de la défense.

Ainsi, nous concevons au sein de notre parti que la réalisation du développement de proximité et l'ambition de l'État social nécessitent une volonté politique et une gestion moderne. Celle-ci doit combiner l'autorité de la loi, l'efficacité de l'administration, l'indépendance de la justice, la participation du citoyen et la reddition de comptes sur la base des résultats, comme porte d'entrée pour reconstruire la confiance du citoyen dans les institutions.